https://fr.wikipedia.org/wiki/Sprezzatura
Faire preuve de sprezzatura (nonchalance) est, selon Baldassare
Castiglione dans Le Livre du courtisan (Il Libro del Cortegiano,
1528), une des vertus essentielles de l'homme de
cour. Il s'agit pour Castiglione « de fuir le plus que l'on peut, comme
une très âpre périlleuse roche, l'affectation : et pour dire, peut-être,
une parole neuve, d'user en toutes choses d'une certaine nonchalance, qui cache
l'artifice, et qui montre ce qu'on fait comme s'il était venu sans peine et
quasi sans y penser1 » ; en effet, « le vrai art est
celui qui ne semble être art1 ».
Cette faculté de donner une apparence
de facilité, d'aisance et de naturel aux réalisations les plus ardues est une
des caractéristiques de l'art de la Renaissance2.
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Je me dis: ne pourrait-on pas
enseigner, de nos jours, la sprezzatura ou quelque chose d'apparenté, en tant que qualité humaine entre les
plus hautes? Faire les choses, mêmes les plus difficiles (physiquement ou
moralement ou spirituellement), non pas avec dédain, non pas avec nonchalance,
mais avec grâce...? Je m'explique: puisqu'on décide de faire quelque chose ou
puisqu'on est obligé de faire quelque chose, alors qu'on le fasse avec grâce.
Ou bien si c'est quelque chose contre notre nature, alors qu'on le refuse avec
grâce. On peut tout dire, mais qu'on le dise avec grâce. Et tout ce qu'on fait
j'aimerais qu'on puisse le faire avec grâce. Ah, j'aimerais inventer un terme:
non pas sprezzatura, puisqu'il
a ce relent de mépris, mais la nuova sprezzatura. E? :-)
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